Education positive : l'importance de valoriser l'erreur

Il est interdit de se tromper

 

Même si cette règle n’est pas explicite, nous l’avons tous intégrée. Nous savons qu’il est préférable d’éviter le mot « faute » qui est chargé de culpabilité alors que l’erreur se corrige et permet l’apprentissage, mais malgré cette prise de conscience, nous n’avons toujours pas le droit à l’erreur. Combien d’enfants et d’adultes préfèrent ne pas faire plutôt que de mal faire ? Rendre l’erreur constructive et même heureuse est un réel défi. Nous fuyons l’erreur, trop souvent synonyme d’échec car c’est trop douloureux d’en assumer la responsabilité.

 

 

 

 

Face à la douleur de l’erreur, « c’est pas moi, c’est les autres »

 

Notre culture est aussi celle de la culpabilité. Nous sommes programmés pour souligner l’erreur et accuser l’autre. Les enfants se défendent ainsi : « C’est pas moi qu’a commencé ! ».  Les adultes ne font pas mieux. La psychanalyse accuse les mères d’être trop fusionnelles ou pas assez, les enseignants accusent les parents de ne pas savoir éduquer leurs enfants, la difficulté scolaire est souvent expliquée par « un problème psychologique » et les parents déplorent le manque de ceci ou cela chez les enseignants… Nous nous défendons comme nous pouvons en reportant la faute sur l’autre dans ce système qui n’autorise pas l’erreur.

 

Et si évaluer, c’était donner de la valeur ?

 

Dès la maternelle, des bonhommes pas contents 🙁 ou contents 🙂 viennent souvent évaluer les productions des touts petits. A partir du CP, ce qui est incorrect dans les cahiers et les évaluations est souligné en rouge. Puis ce sont les points que nous retirons à chaque erreur, et très souvent, sur ses copies,  l’élève ne gagnent pas de points mais il en perd ! C’est avec une intention constructive que nous soulignons ce qui est à améliorer, mais nous le faisons tellement systématiquement que nous oublions l’impact de nos remarques qui en « dévalorisant » touche à la valeur même de l’enfant.  Beaucoup, beaucoup trop d’enfants répètent : « Je suis nul » !

 

Le point rouge et la remarque « ton tracé manque beaucoup de précision et d’assurance » ne sont pas accusateurs mais l’enfant risque de se sentir frustré, angoissé, surtout s’il a mis toute son énergie pour s’appliquer et faire plaisir à sa maîtresse.  S’ajoute ici un autre problème :  à cet âge, la motricité fine est en cours d’acquisition et c’est avec tout le bras que l’enfant dessine. En maternelle, un enfant de 3 à 5 ans avec ses toutes petites mains et ses doigts dodus ne peut atteindre la précision du geste graphique. Si la maîtresse portait des gants de boxe pour effectuer ce tracé, alors elle saurait qu’un tel résultat est un exploit qu’il faut applaudir et encourager ! Juste une question de regard : il est magnifique ce papillon de toutes les couleurs 🙂

Share on Facebook
Share on Twitter
Please reload

  • White Instagram Icon

Proudly created by Charlene Haeuw for L'Ecole bilingue des petits kids

© Copyright 2016

Contact Us

Tel: 09.54.02.03.44.

Email: news@ecoledespetitskids.com

Address

191 Chemin des Samsons

   74 130 Contamine-sur-Arve

  • Wix Facebook page
  • Wix Twitter page
Ensemble bâtissons
l'avenir de vos enfants